
Le meilleure moment d’une vie c’est quand, assis à une table surplombant une mer calme et apaisé, un soleil qui caresse avec luxure la peau de votre corps, vous vous souvenez de ce premier amour, celui qui admet l’irréparable et la souffrance sans que pour autant vous en soyez triste ou nostalgique. C’est un moment magique qui permet à n’importe quel être un minimum sensible de se sentir libre et volage. J’aimerai vous dire que je l’ai ressentit, ce moment tant apprécié, mais il n’en est rien. Jamais je n’ai pu, l’espace d’un instant, ressentir une tel chose se produire dans mon âme ou dans mon cœur. Je vis à la dérive, dans un océan ou les souvenirs ne sont pas assez éloignés pour pouvoir être jugé et compris. Je repense tout de même à ses premiers amours qui on construit une certaine part de moi-même. Mon premier baiser, ma première déception, la deuxième. La vie en est faite de millier, chacune particulièrement insultante et perfide. Je revois leur rêve, leurs yeux s’épanouir dans un amour impossible et irréel. Une vie à deux ne peut se construire à deux. Il faut de l’espace, une envie et du courage. Or aucun de nous n’a réellement ce courage là qui consiste à rester, à ce battre pour pouvoir aimer l’autre. Je me laisse aller dans ces eaux troubles, infesté de mal être et de déchéances. J’oublie parfois comme ça a été bon et vigoureux d’aimer. J’oubli comme j’ai aimé aimer. Maintenant tout cela n’est que poussière et désillusion, un rêve qui disparait et qui bientôt ne sera plus qu’une caresse volage sur un univers loin de toute vraisemblance.
Et l’amour s’en va. Et ma vie, avec.
Marc Quoirez.
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